Tous concernés : Comment piéger le frelon asiatique ?
Publié le: 25 mai 2026
Le frelon est indirectement très dangereux pour l’Homme, car il se nourrit des abeilles et ces dernières sont essentielles à la biodiversité et donc à notre survie. Le frelon peut aussi être dangereux, voire mortel directement pour l’Homme. Même si les cas sont rares, une piqûre sur une personne en mauvaise santé et allergique peut entraîner la mort. Sinon, une piqûre ne présentepas de réel danger dans la plupart des cas. Elle est douloureuse et entraîne un gonflement important comme pour une guêpe.
Actuellement des centaines de gynes (reines fécondées) sont sorties de leur léthargie et, après avoir fait le plein de nourriture sucrée, elles bâtissent un petit nid primaire de la taille d’une balle de tennis dans un endroit bien abrité : abri de jardin, grenier, grange, clapier, chapelle, derrière un volet fermé…
Chaque fondatrice élève quelques ouvrières qui prendront le relais quand le petit groupe migrera dans un arbre non loin de là pour construire un nid énorme pouvant atteindre 80 centimètres de diamètre et abritant plusieurs milliers d’individus. Ces nids ne peuvent être détruits que par des spécialistes.
Par contre, il est très facile de capturer le petit nid primaire quand on le découvre. A l’aide d’un bocal qu’on applique sur le nid, on le déplace latéralement pour le détacher puis on ferme rapidement le couvercle. Pour ce faire, il vaut mieux attendre le soir pour que la reine soit bien revenue. L’ensemble va ensuite au congélateur.
L’idéal serait de commencer le piégeage au retour des beaux jours (dès 18°) à partir d’avril à l’aide du mélange suivant : 1/3 de bière, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de cassis. La présence d’alcool repousse les autres insectes.
On peut également faire des pièges sélectifs maison à l’aide d’une bouteille en plastique coupée en deux, avec le dessus retourné sur l’autre partie. Il faut percer des trous de 6 mm pour laisser sortir les petits insectes.
Des couvercles sont, également en vente, à petit prix, à visser sur un bocal, on imbibe une éponge ou un carré de mousse avec l’appât ci-dessus.
Important : il est nécessaire de changer l’appât tous les 15 jours.
Pour vider les pièges, un petit passage au congélateur suffit.
Le PNR a mis à disposition des apiculteurs des pièges. Les résultats sont collectés et des fonds sont levés pour prendre en charge la désinsectisation.
L’idéal serait de quadriller le territoire de la commune avec un piège tous les 300 mètres. C’est pourquoi tous les habitants doivent se sentir concernés, la lutte va être longue…
Fabienne HUS se tient, éventuellement, à votre disposition en cas de découverte d’un petit nid primaire (06 31 69 90 12).
Elle utilise un piège Beevital (piège le plus efficace du marché selon les résultats du PNR), dans lequel, entre avril et la mi-mai, elle a capturé 150 gynes !
En conclusion, piéger au printemps ce n’est pas dangereux, c’est utile et c’est primordial pour sauver la biodiversité !